Défaite des maîtres et possesseurs

Présentation

Défaite des maîtres et possesseurs est un roman dystopique de l’écrivain et essayiste français Vincent Message (1983 – ), paru en janvier 2016.

Tenant à la fois du conte philosophique et de la dystopie, le roman propose une expérience de pensée saisissante, à savoir la mise en abyme – ou prise de recul – suivante : lorsqu’une personne, un groupe, un peuple, une civilisation ou une espèce passe du statut d’oppresseur·se à celui d’oppressé·e, où le système, les mécanismes et les justifications de l’oppression sont reproduites presque telles quelles, qu’en penser ? C’est la présentation la moins spoilante que je puisse faire.

Prérequis et avertissements

J’aimerais conseiller ce livre dès l’école primaire pour des raisons citées ci-après, mais l’honnêteté m’oblige à prévenir l’éventuel·le lecteur·rice que, si aucun prérequis particulier n’est nécessaire, si ce n’est celui de s’informer un minimum sur le monde qui t’entoure et dans lequel on vit, les enseignements philosophiques, la longueur de certaines phrases, la richesse du vocabulaire, les digressions poétiques, la dureté – ô combien réaliste – de certains passages ainsi que la dimension politique ne sont pleinement compréhensibles et assimilables qu’à partir de l’adolescence tardive, au moins ; cela dit, une politisation et / ou une conscientisation précoces peuvent avancer l’âge minimal requis pour apprécier l’œuvre de Vincent Message dans toute sa complexité.

Sur la forme, j’ai été plus (tristement) fasciné – intellectuellement – par les descriptions de l’univers, en particulier du système d’oppression, que par l’avancement de l’histoire, qui met quelques chapitres avant d’atteindre tout son potentiel haletant et dramatique ; le début est aussi « difficile » que celui de La Zone du Dehors d’Alain Damasio – autre roman dystopique qu’il faut absolument que je traite – mais on est ensuite de plus en plus captivé·e. En effet, la narration étant savamment menée entre le déroulement de l’intrigue principale et les analepses (équivalents littéraires des flashbacks, « retours en arrière » en français), avec des explications de l’univers dans le présent comme dans le passé, qui en plus font (terriblement) écho à notre réalité, Défaite des maîtres et possesseurs se lit, finalement, assez aisément.

Petite précision : les personnes ne voulant absolument pas se spoiler ne serait-ce que sur le synopsis doivent faire attention à commencer le livre par le premier chapitre, sans lire les quelques lignes qui le précèdent : un microsynopsis y est caché, au moins dans l’édition que j’ai ; bien évidemment, de telles personnes – dont je fais partie – doivent également éviter de lire la quatrième de couverture.

Pour finir de donner envie de lire ce livre sans spoiler, j’aimerais préciser que – selon mon humble avis – il se hisse presque, si ce n’est au niveau de 1984, Le Meilleur des mondes et La Zone du Dehors, de par l’importance capitale du sujet traité et le miroir qu’il tend à cellui qui le lit, pour une expérience de pensée philosophique vertigineuse – mais je m’étalerai davantage là-dessus plus loin – à condition d’aller au-delà du premier niveau de lecture, même si l’on peut difficilement passer à côté de la métaphore.

De la découverte à la lecture

C’est en parlant dystopies sur un blog – que je citerai plus loin pour éviter le spoil, encore – que j’ai appris l’existence de Défaite des maîtres et possesseurs ; plus précisément, en juillet 2017. Cela faisait alors déjà plus de six mois que j’étais sensibilisé aux problématiques traités dans ce roman, et quelques semaines que l’idée de lire – ou d’écrire – une dystopie sur ce sujet me trottait dans la tête.

En lisant le livre et jusqu’à la dernière page, et même quelques temps après, je n’espérais qu’une chose, que chacun·e lise ce roman, pour vivre l’expérience de pensée et être ainsi sensibilisé·e par ce dont il est question. Et j’avais hâte d’en faire un compte rendu sur ce blog ; j’ai mis le temps, mais le voici.


Attention, la suite de l’article contient des éléments pouvant spoiler.


Synopsis

Les maitre·sse·s et possesseur·se·s, si tu n’avais pas encore compris, c’est nous, les êtres humains. L’expérience de pensée qu’est ce récit nous met dans la peau d’un individu d’une nouvelle espèce – venue d’ailleurs dans l’espace – ayant décidé d’élire domicile sur notre bonne vieille planète. Le souci, c’est qu’elle dispose des mêmes moyens – et plus encore – que nous disposions jusqu’alors pour dominer ce que nous avons baptisé la nature : au lieu d’une cohabitation, elle finit par décider de nous traiter « comme des animaux », ou, plus précisément, par reproduire – avec des variations pour s’adapter plus ou moins à certains besoins de notre espèce autoproclamée Homo sapiens les mécanismes d’oppression et d’exploitation mis en œuvre pour assujettir celleux qui ne sont pas comme elleux, mis dans une case à part, quitte à pervertir le langage – mais nous y reviendrons.

Les êtres humains sont ainsi divisés en trois catégories : les plus chanceux ont le droit de travailler – en réalité, d’être exploités – en ayant un semblant de liberté ; d’autres tiennent compagnie à leurs maitre·sse·s, qui peuvent disposer d’eux comme iels l’entendent, à condition de bien les traiter ; les derniers garnissent les tables de ces nouveaux·lles possesseur·se·s, sans jamais avoir vu la lumière du jour.

Dans ce monde, où la dystopie n’est visible que pour cellui qui regarde vraiment – à commencer par la·e lecteur·rice – un individu mâle de la nouvelle espèce dominante, surnommée les démon·e·s par les quelques résistant·e·s humain·e·s, se prend d’affection pour une jeune humaine, jusqu’au point de la considérer comme un membre de sa famille à part entière. Sauf que la jeune humaine en question, Iris, n’a pas de papiers, ce qui s’avère problématique – pas plus de spoils dans cette section – pour elle et son maitre, le narrateur, qui s’appelle Malo Claeys.

Inspirations

Hormis le rapport évident avec la réalité de ce que nous faisons subir à nos cohabitant·e·s terrestres, Défaite des maîtres et des possesseurs a des ressemblances avec le roman – et les nombreuses adaptations cinématographiques ou télévisuelles – La Planète des singes, dans lequel les êtres humains ont également perdu leur place d’espèce dominante.

De manière plus subtile, on peut également relever une inspiration orwellienne, pour le côté oppressif et totalitaire – que l’on retrouve également dans la réalité vis-à-vis des animaux (humains compris, dans certains cas) – mais aussi pour les aspects de résistance et d’impuissance face à ce système – oui, ça spoile pas mal, mais tu as été prévenu·e !

Résonances dans le monde réel

Comme indiqué ci-dessus, c’est surtout la réalité qui a inspiré ce conte philosophique et roman dystopique. Pour les détails de cette réalité, qui s’avère être une véritable dystopie pour les animaux non humains, j’ai indiqué ci-après différents blogs, chaines de vidéos, livres, films, documentaires, sites, etc., en rapport avec la dénonciation et la déconstruction de ce système oppressif bien réel, même si l’immense majorité considère cela comme normal, naturel et / ou nécessaire… Comme nos ami·e·s démon·e·s, qui ont également leur lot de justifications pour ce qu’iels ont mis en place pour nous posséder, nous exploiter et nous tuer, selon la catégorie dans laquelle on a eu le bonheur de naitre.

En réussissant à nous mettre tour à tour – souvent dans la même phrase – dans la peau de l’espèce nouvellement dominante par l’intermédiaire du narrateur à la première personne – pour faciliter l’identification des lecteur·rice·s – et dans celle de l’espèce humaine – étant humain·e, l’identification est assez évidente, même à la troisième personne – l’auteur tente de développer un sentiment d’empathie, duquel découle un désir de justice, en particulier à l’égard des êtres humains, réaction probablement la plus évidente, mais également à l’égard des rares démon·e·s à réaliser qu’il y a un problème.

Mais les ressemblances avec notre civilisation et comment nous traitons la « nature », c’est-à-dire tout ce qui n’est pas lié à la culture humaine, vont bien plus loin. Que ce soit par les justifications basées sur des critères de discrimination démonocentrés ou l’appropriation du langage, lui-même servant à amplifier la démarcation arbitraire entre l’espèce supérieure et les autres, les moindres détails de ce livre rappelle – et déconstruit – les mécanismes du système oppressif spéciste.

L’idée de supériorité – une vue de l’esprit n’ayant aucune réalité biologique – est également largement évoquée au cours du roman, en particulier la prétendue supériorité humaine, bien mise à mal par l’arrivée des démon·e·s et la relégation de l’espèce humaine au rang de dominé·e·s et de possédé·e·s. Mais quand bien même ces démon·e·s n’auraient pas débarqué et changé les rapports de force, peut-on parler de supériorité quand une espèce ne parvient pas à vivre de façon durable, ni à nourrir convenablement l’ensemble des individus qui en font partie, créer des rapports de domination et d’exploitation – y compris intraespèces – indignes de son potentiel d’agentivité morale – pour aller vite, la capacité à faire des choix moraux – et des moyens intellectuels et techniques à disposition pour limiter la souffrance (au moins celle qu’elle cause), pollue de manière irréversible jusqu’à mettre en péril sa propre survie ? Et les démon·e·s – ou les êtres humains – sont-ils vraiment supérieur·e·s alors qu’iels appliquent exactement la même loi du plus fort, laquelle « régit » globalement les relations entre animaux non humains, lesquels ont un potentiel d’agentivité moindre ou en tout cas ne peuvent l’appliquer qu’à une échelle bien plus limitée que nous – ou les démon·e·s – ne le pouvons ?

Conclusion introductive

Avec toutes ces problématiques et cette l’expérience de pensée qu’est l’invasion extraterrestre, Vincent Message tend un miroir à l’espèce humaine, questionnant ainsi notre rapport aux autres êtres vivants mais aussi entre individus humains, lesquels sont loin d’être idéaux par ailleurs. Cela rejoint d’ailleurs un passage du cinquième roman de Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, publié en 1984 : « La vrai bonté de l’homme (sic) ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux [non humains]. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme (sic), si fondamentale que toutes les autres en découlent. »

Pour introduire la deuxième partie de cet article, je te propose, au choix :

  • de lire cet entretien de l’auteur par la revue progressiste Ballast, intitulé « Accomplir le projet inachevé des Lumières » et illustré d’images extraites du film Matrix, rien que ça ;
  • de visionner ce discours de l’auteur lors d’une soirée intitulée « Si j’étais Président(e) » ;
  • de lire quelques extraits du livre.
Concepts et définitions

Avant de passer à la liste de blogs, chaines de vidéos et autres documentaires, laquelle sera – comme ce blog en général – irrégulièrement mise à jour, je pense qu’il vaut mieux te présenter quelques concepts, pour mettre des mots sur un système oppressif non perçu comme tel par une majorité écrasante, et sur le mouvement de contestation qui le combat. Mes explications ne sont pas les plus claires et exhaustives de la toile ; pour en savoir plus et / ou mieux, j’ajoute à chacune des définitions perfectibles – avec quelques raccourcis notamment – ci-dessous des liens renvoyant vers des définitions plus complètes.

Le spécisme est une idéologie – l’idéologie dominante même – qui classe les individus selon qu’ils appartiennent à telle ou telle espèce, sans prendre en compte, ou en prenant peu en compte d’autres critères que celui-ci, purement classificatoire, et donc complètement arbitraire ; les facultés, capacités, émotions, sensibilités, etc., des individus en question peuvent être totalement, ou en tout cas sont largement ignorés ; par exemple, d’après cette idéologie, un être humain en état de coma profond ou une personne ayant un handicap mental lourd peut posséder des droits fondamentaux (ne pas être tuée, exploitée, torturée, etc.) tandis qu’un individu d’une autre espèce – au choix – pourtant sentient, peut être exploité, vendu et acheté, torturé·e (vivisection, corrida, etc.), abattu… Pour une définition plus académique, c’est par ici sous forme d’entrée encyclopédique, et par là en vidéos ; enfin, pour une vidéo plus accessible, rendez-vous sur ce lien.

L’antispécisme est une idéologie qui ne classe pas les individus selon le critère purement classificatoire qu’est l’espèce, tout comme les antisexistes et antiracistes ne discriminent pas les êtres humains respectivement selon leur sexe / genre et leur ethnie / origine / couleur de peau / religion (barrer la/les mention(s) inutile(s)). Certes, il y a bien des différences entre les espèces, mais ne pas prendre en compte les facultés d’un individu et se concentrer uniquement sur la façon dont les scientifiques le classent, c’est aussi arbitraire que de discriminer selon l’origine, le sexe, la couleur de la peau, des cheveux ; bref, des critères qui n’ont aucun rapport avec la façon dont on devrait traiter un individu. Pour ne pas se tromper au sujet de ce qu’est l’antispécisme, ce lien est fort utile, ou celui-ci pour une version plus courte.

La sentience, c’est le critère considéré comme le plus pertinent par la plupart des antispécistes pour déterminer si un organisme vivant a des intérêts à vivre pour lui-même ou non. Je précise « pour lui-même » car un organisme non sentient peut avoir un intérêt à vivre pour des individus sentients, sans avoir d’intérêts à vivre propres (pour lui-même). Un individu sentient peut ressentir des émotions, percevoir son environnement et vivre des expériences de façon subjective (à la première personne) tandis qu’un organisme non sentient ne le peut, et n’a donc pas d’intérêts à vivre propres, ne pouvant se rendre compte de sa propre existence, même s’il cherche tout de même, davantage par réflexe que par volonté propre, d’éviter la mort (exemple : une bactérie). Pour des définitions plus complètes, voir ici et . L’un des problèmes du critère de la sentience est que la frontière est floue entre les individus sentients et les organismes non sentients, notamment en ce qui concerne certains animaux (insectes, certains animaux marins…). Dans le doute, on peut néanmoins prendre un principe de précaution en prenant en compte, dans la mesure du possible, l’ensemble du règne animal, lequel, dans l’état actuel des découvertes scientifiques, serait le seul règne à comprendre des individus sentients. À ce sujet, lire ce billet de blog.

Le carnisme est l’idéologie selon laquelle il est normal, naturel et nécessaire de consommer certains animaux non humains et leurs produits. Il s’agit du spécisme appliqué en particulier à l’alimentation humaine. À ce sujet, voici une vidéo en anglais – des sous-titres en français sont disponibles – de la docteure en psychologie sociale Melanie Joy, qui a théorisé le concept. Le concept de carnisme a été repris ici, et les trois « N » (normal, naturel et nécessaire) ont même été testés et reproduits expérimentalement , avec un quatrième « N » (« nice » en anglais, c’est-à-dire « bon ») ; pour le dire plus simplement, une grande majorité de personnes justifient le fait de consommer certain·e·s animaux car c’est normal, naturel, nécessaire et / ou bon, et sont donc carnistes. À noter que ces quatre raisons sont soient fausses – ce n’est pas nécessaire – soit fallacieuses, c’est-à-dire faisant appel à des arguments non valides (sophismes, biais ou paralogismes), ce qui est bien le problème : aucun argument rationnel ne saurait justifier éthiquement spécisme et carnisme, du moins à ma connaissance, raison pour laquelle – avec une sacrée base empathique tout de même, et après un processus de conscientisation / politisation plus global – je suis devenu végane fin 2016.

Le véganisme est l’idéologie qui s’oppose au carnisme : il s’agit de vivre, autant que faire se peut, sans exploiter les animaux. À noter que l’on peut être végane sans adhérer, voire en critiquant vivement les concepts d’antispécisme, de sentientisme (discrimination selon la sentience) et de carnisme, comme indiqué ici, mais « simplement » pour tuer moins, comme expliqué . Être végane ne signifie pas ne tuer aucun animal, car l’agriculture ou notre mode de vie entraine nécessairement la mort d’animaux, mais faire le maximum pour ne pas participer à leur exploitation. En règle générale, un·e végane est abolitionniste : iel souhaite, à terme, la fin de l’exploitation animale, au moins dans les pays dits développés. Dit autrement, le véganisme, lorsqu’il est pas motivé par des raisons éthiques du moins, n’est pas perçu comme un choix, mais comme une obligation éthique ; une fois que l’on sait, que l’on a démoli une à une les objections (petit exemple en anglais ici), qu’on a mis sa « mauvaise foi » – en fait, un tas de biais cognitifs – de côté, qu’on a appris à déconstruire son comportement basé sur l’habitude / le gout / la tendance à refuser le changement / etc., c’est une évidence – je préfère obligation éthique – que de le devenir ; certes, ça fait beaucoup de conditions, et cela peut expliquer, entre autres, le faible nombre de véganes par rapport au nombre de carnistes.

Contrairement au carnisme, le véganisme n’est pas justifié par la culture, la religion, l’habitude, le gout, des théories fumeuses, mais par de nombreuses découvertes scientifiques (en éthologie, biologie évolutionnaire, etc.) et des raisonnements récents en philosophie morale. Il existe malheureusement des arguments fallacieux qui tentent de justifier le véganisme, lesquels sont autant à condamner que ceux justifiant le carnisme / spécisme. Il est d’ailleurs intéressant de noter que, dans le roman, les arguments légitimant l’exploitation humaine sont souvent des arguments que nous utilisons pour légitimer l’exploitation animale non humaine dans la réalité : quand l’auteur de Défaite des maîtres et possesseurs propose d’aller au bout de la logique et en inventant une espèce d’extraterrestres appliquant ces arguments à nous-mêmes, nous trouvons cela insupportable, alors que nous ne voyons pas le problème quand nous appliquons ces mêmes arguments à des individus d’espèces différentes (sans aucune nécessité vitale).

L’animalisme est la défense des droits des animaux, l’aspect militant du véganisme, pour faire (très – trop même) vite. Il faut distinguer la stratégie welfariste de la stratégie abolitionniste. En fait, c’est même plus compliqué que ça, et je te propose un article de blog qui explique tout à ce sujet, ou un tableau comparatif pour avoir toutes les informations directement.

La suite de ce billet est consacré à lister des ressources en lien avec le véganisme, l’antispécisme et / ou l’animalisme, ressources qui m’ont aidé à m’informer et / ou me convaincre – je dois l’étincelle initiale à la même personne – végétarienne à l’époque, végane aujourd’hui – qui m’a aidé à me conscientiser de manière générale (voir « L’auteur », article qu’il faudrait que je mette à jour idéalement). Par ailleurs, j’emploie ensuite parfois indifféremment véganisme, antispécisme et animalisme, ce qu’il faut voir uniquement comme un raccourci indigne, mais bien pratique.

Bienvenue en véganie

Bien que j’aie listé ci-dessous de nombreux blogs, chaines de vidéos, livres, groupes de musique, etc., en rapport avec l’antispécisme et le véganisme, c’est très loin d’être exhaustif, d’autant plus que je me limite à ce que j’ai pu visionner, lire ou écouter. J’aurais pu faire un blog à part pour tout lister mais, ayant de nombreux sujets à traiter et étant donné qu’il existe pléthore de projets spécialisés là-dessus, je me contenterai d’ajouter des références sur cet article. Pour plus de simplicité, je fais une liste par support, puis par ordre alphabétique. Pour les pages Facebook, je ne mentionne que les projets dont la page Facebook constitue le support principal. À noter que certaines références ci-dessous ne traitent pas que d’antispécisme / de véganisme / d’animalisme.

Rappel : cette partie sera irrégulièrement mise à jour au gré de mes découvertes sur le sujet.

Bandes dessinées

Insolente Veggie : humour antispéciste incisif illustré

Vegan Sidekick : humour antispéciste incisif illustré et souvent inspiré de « perles de carnistes », en anglais

Blogs

Antigone XXI : véganisme / antispécisme / animalisme, des réflexions aux recettes, en passant par un tas d’autres trucs, par l’auteur de Planète végane

Blog de Frédéric Côté-Boudreau : philosophie et éthique animale, avec beaucoup de sérieux

How I Met Your Tofu : réflexions au sujet de l’antispécisme et du véganisme, avec beaucoup d’humour, de pédagogie et d’humilité (et merci à Inugami, l’auteur, pour m’avoir fait découvrir Défaite des maîtres et possesseurs !)

Insolente Veggie : humour antispéciste incisif illustré

La Carotte Masquée : réflexions antispécistes, écologie et développement personnel, le tout joliment illustré

Les Questions Décomposent : stratégies militantes, animalisme et esprit critique

Vegan Sidekick : les réponses (en anglais) à (presque) tous les arguments spécistes et / ou antivéganes

VG-Zone : guide de survie végétalienne à Paris, et recettes véganes

Chaines de vidéos

Chaînons Manquants : vidéos sur le véganisme et contre le spécisme / carnisme assez cinglantes, avec images choc à l’appui et un ton proche du slam

Gurren Vegan : le véganisme sous tous ses aspects ou presque, avec beaucoup d’humour, de pédagogie et de vlogs

Jihem Doe : débunkage d’argumentaires spécistes / carnistes, vlogs, clips et autres vidéos engagées

L’Effet Chimpanzé : véganisme (mais pas que) avec pédagogie et bienveillance

M – Gigantoraptor : deux vidéos de débunkage pointilleux sur le véganisme

V garou : quelques vidéos très pédagogiques en rapport avec le véganisme, avec pas mal d’esprit critique et d’humour

Documentaires

Cowspiracy : conséquences écologiques (ressources, réchauffement climatique, etc.) de l’élevage industriel et invisibilisation dans le débat public [quelques chiffres erronés]

Earthlings : tour d’horizon des pratiques liées à l’exploitation animale, sans aucun filtre

What the Health : liens entre régimes alimentaires et maladies ainsi qu’entre industries pharmaceutique et agroalimentaire et établissements de santé [un peu trop conspirationniste et mensonger]

Films

A.L.F. : hommage au front de libération animale et à leur lutte

Okja : élevage dernier cri, amitié interespèces, industrie agroalimentaire et libération animale

Livres

Défaite des maîtres et possesseurs : dystopie et conte philosophique antispéciste (voir ci-dessus pour plus de détails)

Faut-il manger les animaux ? : un des rares essais que j’ai pu lire qui se veut assez objectif, indiquant les différents points de vue pour et contre l’exploitation animale, écrit de façon originale (mi-roman, mi-essai), et donnant pléthore de chiffres pour mieux cerner l’ampleur de la situation vis-à-vis des animaux non humains

L’imposture intellectuelle des carnivores : débunkage de justifications d’intellectuel·le·s de l’exploitation animale

Planète végane : pourquoi et comment devenir et rester végane, avec un maximum d’informations, de références, de pédagogie et de bienveillance

Zoopolis : Une théorie politique des droits des animaux : essai de philosophie morale et de théorie politique rappelant les arguments en faveur de l’antispécisme / du véganisme et présentant des pistes pour une société post-abolition de l’exploitation animale

Musique

Tribunal Animal : chansons à texte antispécistes, musique et clips assez travaillés

Pages Facebook

Réplique Éthique : réflexions visuelles et textuelles en rapport avec l’antispécisme / le véganisme, avec beaucoup d’esprit critique

Podcasts

Les Carencés : actualité de la véganie (et de la non-véganie), éthologie, gastronomie, interviews, etc., le tout traité avec un subtil mélange d’humour et de sérieux

Revues

Ballast : revue progressiste où l’éthique animale a une place de choix, notamment par l’intermédiaire d’entretiens de figures du mouvement animaliste

Les Cahiers antispécistes : articles de philosophie morale, réflexions sur les discriminations, analyses pluri-disciplinaires, débats contradictoires sur la stratégie militante, dossiers thématiques et recensions de livres

Véganes : réflexions philosophiques et militantes, entretiens, vulgarisation scientifique et critiques littéraires

Sites web d’associations

269 Life France : organisations d’actions directes (blocages de sommets de l’industrie liée à l’exploitation animale, occupations d’abattoirs, etc.) et de manifestations, et informations sur le véganisme

L214 : compte-rendus et vidéos d’enquêtes en abattoirs et élevages, et informations en tout genre sur l’exploitation animale et les clés pour s’en passer

Fédération végane : informations sur le véganisme, en particulier très poussées sur la nutrition

Vegactu : actualités végano-animalo-antispécistes diverses et variées

Vegan France : annuaire sur le véganisme

Vegan Pratique : informations sur la transition vers le véganisme, conseils et recettes

Viande.info : informations sur l’impact de l’exploitation animale sur les êtres humains, les animaux non humains et l’environnement

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2 réflexions sur “Défaite des maîtres et possesseurs

  1. lu ! alors oui la planète des singes a aussi cette thématique mais récemment j’ai relu la fiche wiki et il est dit que les singes ont stagné pendant 10 000 ans car ils n’ont que des capacités d’imitation…sous entendu les humains auraient un truc en plus….

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    1. Je ne l’ai pas lu, je ne connais que le synopsis. Ça semble en effet anthropocentré, ce qui fait une différence majeure avec « Défaite des maîtres et possesseurs », où l’anthropocentrisme est justement dénoncé. Merci pour cette précision !

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