Les Parasites

Présentation

Les Parasites sont un collectif audiovisuel qui écrit et réalise, entre autres, des courts-métrages mêlant ou se concentrant sur l’humour, la métaphore, la critique, l’anticipation, l’angoisse, l’absurde, le brisage de quatrième mur – et jouant avec les codes cinématographiques en général –, etc., et faisant systématiquement réfléchir ; leurs créations, mises à disposition gratuitement sur YouTube, sont principalement produites grâce au site de financement participatif Tipeee. Dans un certain nombre de vidéos, la composante dystopique est très forte, en particulier dans celles mettant l’accent sur la métaphore et/ou l’anticipation ; ce sont ces vidéos particulières, ainsi que d’autres largement inspirées d’histoires vraies, que je partage précisément plus bas. Par ailleurs, le collectif sort d’autres vidéos avec un ton plus léger, mais aussi making-of, trailers et vlogs – ces derniers, qui permettent de découvrir diverses initiatives, d’autres collectifs, etc., étant particulièrement intéressants – que je te laisserai découvrir par toi-même si le cœur t’en dit.

Les trois pierres angulaires et historiques du collectif, qui s’occupent généralement de la réalisation, du scénario et du montage, sont Guillaume Desjardins, qui s’occupe également de la chaine RougeVertBleu qui donne des conseils audiovisuels,  Jérémy Bernard, et Bastien Ughetto, ce dernier apparaissant de plus en plus dans des courtes vidéos (plutôt humoristiques) d’autres collectifs de vidéastes. Le trio, qui fait un travail de qualité sur le fond autant que la forme, est complété par un casting de qualité, avec des acteur.rice.s récurrent.e.s et d’autres plus éphèmères, mais aussi une équipe technique ainsi que des compositeurs tout aussi compétents.

Prérequis et avertissements

Les vidéos des Parasites, qui gagnent en complexité, en profondeur et en richesse avec le temps, sont – ce n’est là que mon humble avis – un cran au-dessus des courts-métrages d’autres collectifs plus célèbres, qui ont, eux, commencé par l’humour, et qui gagnent aussi en maturité et en diversité (certaines vidéos de Golden Moustache, Studio Bagel, Studio Movie, et de FrenchBall, j’en passe énormément et des meilleurs), mais qui restent – du moins est-ce encore mon impression – moins engagés, et ne poussent pas autant à la réflexion. Ainsi, si les chaines citées entre parenthèses et de nombreuses autres sont une bonne porte d’entrée en ce qui concerne les courts-métrages humoristiques à tendance réflexive sur Internet, et peuvent constituer une sorte de prérequis, les vidéos des Parasites vont – pour moi et dans l’ensemble – plus loin, comme en témoignent le niveau de métaphorisation, le twist final et/ou les possibilités et les différents niveaux d’interprétation de leurs vidéos. Les amateur.rice.s de courts-métrages sérieux peuvent, quant à elles.eux, directement visionner les vidéos des Parasites sans passer par des chaines plus populaires – je tiens quand même à préciser que lesdites chaines, que je suis personnellement avec grand intérêt, proposent un contenu de qualité, et/ou ont beaucoup évolué, et dans le bon sens, mais je n’en parlerai plus car cela a rarement à voir avec la dystopie.

Attention, voici un avertissement aux plus jeunes : certaines vidéos des Parasites sont déconseillées aux moins de seize ans, notamment une que je partage ci-après. De toute façon, et même pour les autres vidéos, il vaut mieux avoir un peu d’expérience et de culture pour bien saisir le message des courts-métrages du collectif. En attendant leurs seize ans, les plus jeunes peuvent commencer par Golden Moustache et compagnie !

Découverte, abonnement et soutien

Il a beau avoir toutes les raisons du monde d’être détesté, le « robot YouTube » fait quand même parfois des miracles quand il s’agit de recommander du contenu à ses utilisateur.rice.s. Pour ma part, j’ai découvert la chaine des Parasites grâce à ces recommandations, et, après avoir vu leurs courts-métrages – qu’ils faisaient, à leurs débuts, en seulement quarante-huit heures, dans le cadre de concours audiovisuels, où ils ont raflé, et continuent de rafler des prix –, je me suis abonné pour ne manquer aucune de leurs créations, qui rivalisent aisément, voire surpassent en qualité et en intérêt ce qu’on peut voir ailleurs, sur YouTube comme au cinéma, même si cela reste toujours subjectif.

Un an environ après mon abonnement, et après des vidéos toujours plus recherchées de leur part, autant sur le plan intellectuel qu’artistique, j’ai fini par les soutenir sur Tipeee, d’un euro symbolique pour chaque court-métrage créé.


Attention, la suite de l’article contient des éléments pouvant spoiler.


Florilège de leçons de vie

Trêve de blabla, voici les fameux courts-métrages métaphorico-anticipato-dystopiques ou inspirés d’histoires vraies que j’ai sélectionnés pour toi, par ordre chronologique de sortie :

Amour artificiel : quand amour et robotique ne font pas bon ménage…

Remembia : une courte odyssée à la frontière entre conscience et mémoire.

Éva D. : tout est dans le titre, mais tu ne le sais pas encore – impossible de teaser plus explicitement sans spoiler à mort !

Symptômes d’amour : l’amour peut-il vraiment disparaitre ?

Crise d’empathie : l’altruisme c’est l’individualisme, la générosité c’est l’égoïsme, l’empathie c’est l’ignorance – ce petit trio maison de maximes en novlangue orwellienne (voir l’article sur 1984) résume bien l’essence de ce court-métrage.

Criminels : Planète Dystopie teasé en une minute.

L’Emprunt : eh oui, changer le monde n’est pas donné à tout le monde.

À l’arraché : deux amies, deux philosophies : cas appliqué de psychologie sociale – un petit tour sur la chaine d’Horizon Gull, dont je dois parler dans un article, est par ailleurs fortement conseillé.

M. Carotte – Lucie et le Périscope : faux documentaire choc (déconseillé aux moins de seize ans) dénonçant les travers des réseaux sociaux les plus intrusifs et moins sécurisés (ici, l’application Périscope), mais pas que…

Jeu de société : le chef-d’œuvre – selon moi – métaphorico-dystopique des Parasites. Le simple premier degré du court-métrage est déjà une réussite en soi – cela me parle d’autant plus que je suis un grand amateur de jeux de société, et critique acerbe des jeux de hasard à peine raisonné (comme le célèbre jeu qui a inspiré celui de la vidéo) et de la triche – mais c’est bien évidemment toutes les métaphores – filées avec brio ! – et la justesse de celles-ci qui font de ce film le plus abouti – à mes yeux, toujours – du collectif.

Lanceur d’alerte : inspiré d’un email compromettant à Hillary Clinton d’une part, et sorti peu après la sortie du film Snowden d’autre part, ce court-métrage soulève des questions sur la transparence de l’information d’intérêt public en « démocratie ».

Promo ! : société et course à la consommation résumées en quatre minutes par l’intermédiaire de Charly, incarnation grossièrement stéréotypée du con…sommateur moyen.

Bon visionnage, et n’hésite pas à regarder leurs autres vidéos, existantes et à venir, si celles-ci t’ont plu !

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