Choix rédactionnels

Cet article a pour but de lister et tenter de justifier, ou au moins d’expliquer les choix, imprécisions et autres imperfections apparaissant dans Planète Dystopie.

Dystopie ou anticipation ?

Commençons avec la différence entre œuvres d’anticipation – qui, comme leur nom l’indique, décrivent notre société telle qu’elle pourrait devenir dans un futur proche ou lointain – et œuvres dystopiques (voir Planète Dystopie ?). Dans ce blog, j’appelle les deux types d’œuvres des dystopies sans faire la distinction, alors que celle-ci existe bel et bien : une œuvre d’anticipation peut être autre chose qu’une dystopie (une utopie, par exemple), une dystopie peut ne pas être anticipative (ce qui est assez rare néanmoins), et les deux peuvent évidemment être liées. Pour ma défense, je sélectionne principalement des œuvres à la fois dystopiques et d’anticipation.

Subjectivité, non-expertise et orientation politique

Même si Planète Dystopie ne fait que partager des œuvres et des programmes, dont le tout forme une certaine cohérence, la sélection qui est faite ainsi que les articles de présentation du blog et de ces œuvres et programmes reflètent une vision du monde de l’auteur subjective, qui peut certes être partagée, en plus ou moins grande partie, mais absolument pas imposée. Au contraire, ce blog pousse à penser par soi-même, à confronter les sources, à développer un esprit critique et à remettre en question n’importe quelle certitude, dont l’avis de l’auteur de ce blog – dont les certitudes évoluent d’ailleurs sans cesse au fur et à mesure de ce qu’il découvre.

En plus de sa subjectivité, Planète Dystopie est totalement amateur, ce qui fait qu’il n’est absolument pas une référence en matière d’œuvres dystopiques ou de critique sociale. En revanche, les diverses œuvres et programmes partagés, ou une composante de ces derniers, sont souvent de qualité, dans le sens où ils montrent une maitrise – parfois perfectible, mais solide tout de même – des sujets évoqués, bien plus que ce blog. Cela signifie qu’il vaut mieux, et que je préfère même personnellement que l’on passe du temps à regarder ce que je partage, plutôt qu’à lire ce que j’écris.

Étant donné que Planète Dystopie vise à éveiller ou faire changer certaines consciences et mentalités en partageant des points de vue progressistes, des avis critiques sur notre société et des propositions d’autres façons de vivre, il est évident et assumé qu’il est orienté politiquement, dans le sens où il défend certaines visions du monde. En journalisme ou en littérature, l’apolitisme absolu (absence totale d’orientation politique) est, à mon sens, soit une illusion, soit un mensonge éhonté et à peine dissimulé de l’auteur, de l’éditeur/éditrice, etc. : derrière chaque choix rédactionnel se cache une intention, consciente ou non, de partager un point de vue ; le simple fait de trier et choisir une information à partager, en plus de la façon de la traiter et de la tourner, est un choix politique, puisque cela oriente vers un aspect particulier de la société.

Où sont les sources ?

Tout ce que j’écris dans ce blog a pour but de te diriger vers des œuvres et des programmes qui éveillent la conscience, forgent l’esprit critique, etc. Je ne souhaite pas forcément le faire moi-même directement, mais te proposer des pistes, des endroits à regarder, pour cela. La plupart des créations que je partage, en particulier certains programmes (documentaires, vidéos de vulgarisation, etc.) indiquent leurs sources. Je ne le fais pas pour plusieurs raisons :

  • lister exhaustivement toutes les sources, pour chacun de mes arguments, prend du temps ;
  • mon propos n’est pas ce qui importe le plus (voir paragraphe ci-dessus) ;
  • j’utilise principalement le site Wikipédia (pour la présentation des œuvres et programmes notamment), qui a lui-même pléthore de sources ;
  • j’ai parfois des points de vue personnels, qui n’ont de source que mon esprit, et un mélange d’informations que j’ai acquises et entremêlées, à tel point que les sources initiales ne sont pas forcément évidentes à retrouver.

Par contre, quand tu es en train de lire un article, de visionner un reportage, ou quoi que ce soit qui est censé t’apprendre directement quelque chose, c’est une bonne chose que de consulter les sources, croiser l’information avec d’autres et ce que tu sais déjà, etc. N’hésite surtout pas à remettre en question la justesse des œuvres et la véracité des programmes que je partage, c’est la preuve d’un esprit critique actif et d’une conscience bien éveillée.. À condition de le faire avec du bon sens, de la rigueur, de l’impartialité, bref, avec un esprit critique justement !

Du manque de vocabulaire à la folie néologismique

N’étant pas journaliste ou écrivain professionnel, ni même amateur, et n’ayant acquis une « culture idéologique » que tardivement, ma plume n’est pas extrêmement riche, litote évidente pour indiquer un manque flagrant de vocabulaire, qu’il soit spécifique ou non. Pour pallier cela, il m’arrive parfois de trouver des quasi-synonymes, ou de forger des mots (néologismes – ou barbarismes diront certains) à partir de mots plus simples, que tout le monde est censé pouvoir comprendre plus ou moins facilement ; par exemple, « dépyramidation de la société » pour signifier « processus visant à rendre l’organisation de la société moins pyramidale ».

Tutoiement versus vouvoiement

Tout d’abord, je dois avouer que j’ai commencé ce blog en utilisant le vous, mais le vous du pluriel. S’il est vrai que je m’adresse à tou(te)s mes futur(e)s lecteurs/lectrices d’un coup quand je rédige, il est d’autant plus vrai que ces lecteur(e)s sont généralement seul(e)s quand ils lisent… J’ai donc décidé de corriger ça immédiatement, presque après avoir terminé mes articles de présentation tout de même, mais un autre problème s’est posé : vous de politesse ou tu ?

Après avoir un peu regardé quelques blogs et lu quelques articles sur le sujet, je me suis rapidement rendu compte qu’une grande majorité des blogueurs et blogueuses vouvoyaient leurs lecteurs et lectrices, qu’ils ou elles ne connaissent pas forcément, dans leurs articles ; en revanche, le tutoiement s’impose dans les commentaires.

Après réflexion, j’ai fini par choisir le tutoiement, en grande partie car cela correspond davantage à mes aspirations (partage, déhiérarchisation des relations, etc.), mais aussi, peut-être, pour avoir plus de chances de toucher, ou du moins de motiver mes lecteurs/lectrices, qui, de toute façon, me connaissent personnellement pour la grande majorité.

Grammar nazi modéré

Même si je n’accepte pas vraiment l’appellation de « grammar nazi » (« nazi de la grammaire » pour les non-anglophones absolus), il est vrai que je suis assez à cheval avec l’orthographe, la grammaire et la syntaxe, même si je suis bien loin des cadors dans ce domaine et considère que la langue est si imparfaite et parfois incohérente qu’elle ne mérite pas forcément tous les soins quant il s’agit de s’en servir, d’autant plus que tout n’est pas toujours gravé dans le marbre ni bien carré. Celle-ci n’étant pas une science exacte, et n’étant pas non plus moi-même le champion du monde d’orthographe – si, si, ça existe –, il peut arriver que des fautes, erreurs de syntaxe et autres oublis se glissent dans les lignes des articles et pages de Planète Dystopie. L’erreur est humaine, non ?

En revanche, si la forme n’est pas parfaite, et ce malgré mes relectures, j’essaie de m’appliquer sur le fond, même si je n’analyse pas en profondeur les œuvres et programmes présentés. Tu le sais bien si tu as tout lu jusqu’ici, l’un des messages retransmis par Planète Dystopie est que le fond devrait toujours primer sur la forme, à l’écrit comme à l’oral, sur ce blog méconnu comme dans les débats politiques de premier plan !

Conclusion de la présentation

Si tu es parvenu(e) jusqu’ici en lisant tout de A à Z, déjà je te remercie, puis je te félicite pour ta patience et ton courage. Je sais que j’aurais pu couper en retirant une bonne moitié du texte qui fait référence à l’auteur du blog en particulier, mais j’estimais cela nécessaire pour mieux justifier ce blog, et essayer de lui donner un minimum de légitimité. N’y vois pas surtout pas un égocentrisme hypocrite et non assumé ; en revanche, j’admets que l’aspect cathartique, lié à cette idée de journal intime idéologique, est également au cœur de ce blog. Cela dit, je pense que cette subjectivité, qui est néanmoins grandement effacée par la variété et le nombre d’œuvres et programmes partagés, ne dessert pas forcément Planète Dystopie. L’admettre et l’assumer, c’est éviter l’illusion et la prétention de l’objectivité et de l’impartialité, que beaucoup se disent, souvent à tort, défendre et respecter.

Chère/cher lectrice/lecteur, il est temps pour toi d’aller explorer les rubriques Fiction et Réalité. Bon voyage !

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